Recyclage et déchets d'impression 3D
Le refill, vos plastiques, et ce qui ne doit jamais finir dans un évier !
L’impression 3D génère deux types de déchets sans aucun rapport. D’un côté le plastique : courant, solide, valorisable. De l’autre les liquides liés à la résine — alcool isopropylique (IPA) et eau de rinçage chargée de photopolymère non durci — des déchets spéciaux, dangereux pour les milieux aquatiques.
Chez EpicFab, on agit sur les deux : on met en avant le format recharge pour supprimer le déchet à la source, et on vous accueille au showroom pour vous apprendre à traiter vos liquides souillés.
Une phrase que l'on répétera autant de fois qu’il le faudra : l'IPA et l'eau de rinçage ne vont jamais dans les canalisations.
Ni dans la nature.
JAMAIS !
Le refill : quand écologie rime avec économie
Un kilo de filament sur bobine neuve, c’est un kilo de plastique qui sert… et une bobine de plus. À chaque achat. Sur un an de consommation, ça fait une pile de plastique qui n’a jamais imprimé quoi que ce soit.
Le refill, c’est le même filament, livré sans mandrin. Vous le montez sur une bobine que vous conservez, et vous recommencez. La matière ne change pas, le prix baisse, le déchet disparaît.
C’est pour ça que le refill est mis en avant dans la boutique, pas relégué en bas de gamme. Ce n’est pas une version au rabais : c’est le produit standard, privé de ce qui ne sert à rien.
Pour vous lancer, il vous faut :
- une bobine vide en bon état, ou une bobine réutilisable prévue pour ça (vous pouvez même l'imprimer vous même)
- de vérifier le diamètre intérieur du refill — tous les fabricants n’ont pas le même
- de quoi tenir l’enroulement pendant la manipulation de la recharge
Si vous ne savez pas par où commencer, venez au showroom avec une de vos bobines. On vérifie ensemble si elle convient.
Résine, IPA et eau de rinçage : le point non négociable
La résine photopolymère non durcie est un produit dangereux. Elle irrite et sensibilise la peau, et surtout elle est toxique pour les organismes aquatiques, avec des effets persistants. L’alcool isopropylique, de son côté, est un liquide très inflammable.
Dès que vous rincez une pièce sortie d’une imprimante résine, vous chargez d’abord l’IPA, ou l’eau, en photopolymère non polymérisé. Ce n’est plus un simple solvant : c’est un déchet spécial.
Les trois interdits
Jamais dans l’évier, les toilettes ou une bonde de garage ! Une station d’épuration n’est pas faite pour les photopolymères. Ce qui n’est pas retenu rejoint le milieu naturel, où quelques millilitres suffisent à nuire à la vie aquatique.
Jamais dans la nature, un cours d’eau ou une grille d’écoulement. Une grille de rue n’aboutit pas forcément à l’épuration : dans beaucoup de communes, elle rejoint directement le lac ou la rivière.
Jamais à la poubelle ménagère tant que c’est liquide. Un mélange inflammable et écotoxique dans un sac-poubelle expose aussi la personne qui le ramasse.
À faire à la place
- Polymérisez tous les résidus solides. Fond de bac, supports, pièces ratées, gants et papiers absorbants souillés : passez-les aux UV — lampe de post-traitement ou simplement le soleil — jusqu’au durcissement complet. Une fois entièrement polymérisée, la résine est inerte et rejoint les déchets ordinaires.
- Ne diluez jamais. Couper un déchet spécial pour « le faire passer » ne le rend pas moins dangereux. C’est en plus explicitement interdit.
- Isolez les liquides. Bidon fermé, étiqueté, à l’abri de la chaleur et des étincelles. Indiquez le contenu : « IPA + résine non polymérisée » ou « eau de rinçage + résine non polymérisée ».
- Remettez-les à une filière autorisée. Les déchets spéciaux ne se jettent pas : ils se remettent à une entreprise d’élimination titulaire d’une autorisation, avec un document de suivi. Pour un particulier, la déchetterie communale a en général un point de collecte des déchets spéciaux — appelez la commune avant de vous déplacer, les conditions d’acceptation changent d’un lieu à l’autre.
Une astuce pour réduire le volume
Laissez l’IPA usagé reposer dans un bidon fermé et transparent, à la lumière du soleil (UV) : la résine polymérise lentement et tombe au fond. Vous décantez l’alcool clair, vous le réutilisez pour un premier rinçage, et vous ne traitez que le dépôt, une fois durci. Le déchet ne disparaît pas, mais son volume diminue.
Notre rôle
On vous oriente. Si vous ne savez pas quoi faire de votre bidon, venez en parler au showroom : on vous indique la filière adaptée à votre cas, particulier ou entreprise.

Ce qu'on n'est pas :
Nous ne sommes ni une entreprise d'élimination, ni une déchèterie. Nous ne traitons aucun déchet spécial et nous ne délivrons aucun document de suivi.
Ce qu'on peut faire, c'est vous éviter le geste qui coûte cher : celui qu'on fait sans réfléchir et sans savoir, un soir, en vidant un bac de rinçage dans un évier.
Ce qu'on fait :
On met le refill en avant plutôt que la bobine neuve
On reprend vos plastiques d'impression au showroom
On vous oriente vers la bonne filière pour vos liquides
On explique le post-traitement correct à chaque achat de machine résine
Vos plastiques : raison de plus de passer nous voir
Ratés d’impression, supports, radeaux, jupes, bobines vides, pièces devenues inutiles : ça finit dans un carton au fond de l’atelier, puis, le plus souvent, à la poubelle ménagère.
Apportez-les au showroom. Vous videz le carton, vous voyez les machines en fonctionnement, et on parle de ce qui a foiré — un support qui casse ou un radeau qui décolle, c’est souvent un réglage. Ça se corrige.
Ce qu’on reprend :
- ratés, supports, radeaux et purges en PLA, PETG, ABS, ASA, TPU
- bobines plastique vides
- pièces imprimées en fin de vie
Ce qu’on ne reprend pas :
- les pièces composites (fibre de carbone, fibre de verre) — la charge bloque la valorisation
- tout ce qui est souillé de résine, de peinture ou de colle
- les liquides, quels qu’ils soient — voir la section suivante
Conseil pratique : triez par matière et isolez les purges multicolores à l'abri de la lumière et de la poussière. Un lot mélangé vaut nettement moins qu'un lot trié. Et si l'idée de fabriquer vous-même votre filament vous tente, des solutions abordables arrivent sur le marché
EN SAVOIR PLUS SUR LE RECYCLAGE ET FAIRE SON PROPRE FILAMENT RECYCLÉ

Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquentes sur le recyclage
Non, et c'est le malentendu le plus répandu de l'impression 3D. Le PLA est fabriqué à partir de ressources végétales, ce qui n'est pas la même chose que biodégradable. Il ne se dégrade que dans les conditions d'un composteur industriel — température élevée maintenue, humidité contrôlée — et encore, seulement si le grade utilisé est certifié pour ça, ce qui est rarement le cas des filaments d'impression 3D. Dans un compost de jardin, dans un lac ou dans un sol, une pièce en PLA se comporte comme n'importe quel plastique. Ne la jetez pas dans la nature en vous disant qu'elle disparaîtra.
Dans les ordures ménagères s'il s'agit de petites quantités : les filières communales de recyclage plastique ne sont pas prévues pour ces matières et un tri erroné dégrade le lot entier. Pour des volumes réguliers, renseignez-vous auprès de votre commune — ou gardez-les et rapportez-les-nous.
Une fois entièrement polymérisée, non : elle devient un plastique inerte. Tout le danger est dans l'état non durci. C'est pour ça qu'on insiste sur la post-polymérisation systématique des résidus : c'est exactement ce qui fait passer un déchet spécial en déchet ordinaire.
Elle ne doit plus être collante ni luisante, et ne plus dégager d'odeur. Au moindre doute, prolongez l'exposition aux UV — il n'y a aucun risque à trop polymériser.
Oui, et c'est même recommandé. Un filtre à peinture fin retient les plus grosses particules, et la décantation à la lumière fait le reste. Vous prolongez la vie du solvant et vous réduisez le volume de liquide à faire éliminer. Ce qui reste au fond, une fois durci aux UV, suit la filière des déchets ordinaires.
Les bobines plastique, oui — rapportez-les-nous ou déposez-les dans la filière plastique de votre commune si elle en accepte. Les bobines carton se mettent au papier. Mais la meilleure bobine reste celle qu'on n'a pas produite : c'est tout l'intérêt du refill.
Non. La reprise est un service, pas un commerce. On ne fait pas de valorisation marchande là-dessus.
Une question sur vos déchets d'impression ?
Écrivez-nous ou passez au showroom avec votre carton et vos questions. Il n'y a pas de question idiote — surtout sur ce sujet là.